Betty a connu les heures sombres de l’occupation nazie à Nîmes. Alors adolescente, fille d’un menuisier engagé au Parti communiste, elle transportait à vélo les lettres destinées aux maquisards.
En 1944, elle a vu sa ville souffrir des bombardements mais elle a aussi vécu l’immense émotion de la Libération, un grand moment de soulagement, de joie, d’espérance.
Plus tard, membre du CADIR (Comité des Associations de Déportés, Internés et Résistants), elle a témoigné dans de nombreuses écoles, collèges et lycées du Gard, aux côtés d’Andrée Julien, Lucette Vigne et Jacqueline Vigne pour que les jeunes générations comprennent ce que signifient la liberté, la solidarité et le courage.
Les professeurs qui l’ont accueillie se souviennent de sa volonté de partager ses convictions et de défendre les valeurs de la République.
Elle a aussi accompagné les voyages des jeunes lauréats du CNRD, laissant à chacun le souvenir de sa bonne humeur et de sa bienveillance.
Betty nous laisse l’image d’une femme courageuse, généreuse et engagée, qui s’est toujours battu pour une société plus juste et plus libre.